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Mercredi 07 Mai 2008



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Le citron
 
Le citronnier appartient à la famille des rutacées et son nom botanique est Citrus limonum. Ce petit arbre fruitier pousse dans les climats chauds comme le climat méditerranéen. Il mesure environ 6 mètres et donne des fleurs blanches.

Le citron n'est cultivé en France que sur la Côte d'Azur et en Corse.
Le citron ne se congèle pas mais par contre on peut congeler le jus de citron, par exemple dans un bac à glaçons.

L'écorce de citron (zeste) est employé en cuisine pour parfumer les plats. Il contient les huiles essentielles du citron. Pour utiliser le zeste, il faut choisir des citrons qui n'ont pas été traités. On lave le citron et on découpe le zeste sans prendre la peau blanche.

L'huile essentielle de citron est contenue dans l'écorce du fruit. On l'obtient par expression c'est-à-dire par pression à froid de l'écorce hachée. Dans le cas du citron, on emploie indifféremment l'appellation essence ou huile essentielle.

L'huile essentielle de citron est photosensibilisante et irritante, elle ne doit pas être employée pure sur la peau. On l'utilise en diffusion pour assainir l'air et dans les produits d'entretien.

L'essence de citron est un puissant antiseptique et un antimicrobien. Elle régule le foie. C'est aussi un antivomitif. C'est un stimulant général, il renforce les défenses immunitaires; tonifie la peau, assouplit les articulations, améliore la circulation sanguine et éloigne mites et fourmis.



Quelques utilisations :
contre le mal des transports : mettre 1 goutte de citron pur dans une cuillère à café de miel, à prendre avant le départ, mettre également 1 goutte sur un mouchoir et le sentir si besoin durant le trajet.
contre les nausées de la grossesse : 2 gouttes au lever dans une cuillère à café de miel, à renouveler si besoin.
en cas de fatigue ou de début de maladie : 1 goutte de citron+ 1 goutte de ravensare avec du miel dilué dans un demi verre d'eau, 2 fois par jour.
contre les problèmes de bouche ( gingivite, aphte, maux de gorge): faire des bains de bouche ou des gargarismes avec un demi-verre d'eau tiède dans lequel on dilue une petite cuillère à café de miel et 4 à 5 gouttes de citron.
contre les maladies infectieuses : diffuser régulièrement quelques gouttes dans un brûle-parfum avec un peu d'eau pour désinfecter l'air de votre maison.

Utilisation pour l'alimentation:
Le citron se conserve bien une semaine à température ambiante, et plus longtemps si il est placé dans le réfrigérateur. Le citron a de nombreuses applications en cuisine. On l'utilise notamment pour les vinaigrettes à la place du vinaigre. Le jus de citron empêche les légumes et les fruits de noircir à cause de l'oxydation de l'air. On verse le jus de citron sur les légumes crus ou les salades de fruits.

Pour la santé:
Le citron est un des fruits les plus riches en vitamine C. Certaines recettes contre le rhûme ou le mal de gorge comprennent du jus de citron.
Le citron est très peu calorique.

Pour les soins:
Le jus de citron entre dans la composition de nombreux soins du corps, notamment ceux destinés aux peaux grasses. Riche en vitamine C et en acides de fruits, il est utilisé pour purifier, tonifier la peau et éclaircir le teint. Le citron resserre les pores des peaux grasses mais il peut être irritant.

Pour la maison:
Le citron contient de l'acide citrique qui lui donne son caractère acide. Son pH est compris entre 2 et 3. Il peut se substituer au vinaigre blanc dans les recettes de produits nettoyants faits maison. Les nettoyant multi-usages contiennent parfois de l'huile essentielle de citron pour son parfum rafraîchissant et ses propriétés bactéricides.
Le jus de citron est un bon détartrant pour les éviers et la robinetterie. Le jus de citron fait briller le cuivre, nettoye l'argenterie. Dilué dans de l'eau, il raffraîchit les objets en rotin. En frottant les mains avec un demi-citron, on enlève les odeurs incrustées.

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Le cédrat
 
La Corse est une terre d'agrumes. Le citron et l'orange sont à portée de main dans tous les vergers. Dans la grande famille des Citrus, il en est un qui se fait plus rare et qui détient pourtant le statut de mascotte insulaire: le cédrat.

Originaire du sud-est de l'Asie, le fruit est arrivé sur l'île au Ier siècle. Le cédrat fut une source de richesse considérable pour la Corse. De tous les agrumes, c'est le premier à avoir débarqué sur l'île. Déjà implanté en Grèce depuis le IIIe siècle avant Jésus-Christ, ce fruit originaire du sud-est de l'Asie est arrivé sur l'île dans les cales des navigateurs grecs et romains au Ier siècle après Jésus-Christ. A moins que ce ne soit avec les Génois, beaucoup plus tard.

Au XIXe siècle, à l'heure où le cédrat confit était un produit de luxe dont on raffolait dans toute l'Europe, l'Italie était l'un des seuls pays à le cultiver, mais une maladie a décimé les plantations. C'est ainsi que les Cap-Corsins ont pris le relais avec succès.

A son âge d'or, le cédrat de Corse, variété issue d'une mystérieuse mutation botanique, devint mondialement réputé pour la douceur de sa pulpe et la finesse de ses arômes. Les Italiens et les Français le confisaient et utilisaient son huile essentielle en parfumerie.

Avec 45 000 tonnes par an, la Corse fut le premier producteur mondial de cédrats, jusqu'à ce qu' une poignée de Cap-Corsins emportent avec eux, au début du XXème siècle, à Porto Rico quelques greffons de cédratiers. Nul hasard, donc, si cette île des Antilles est aujourd'hui l'un des premiers producteurs mondiaux.

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La clémentine de corse
 
Depuis plus de 40 ans, la culture d'agrumes s'est développée en Corse, essentiellement en plaine orientale faisant de la Corse la première région de France métropolitaine productrice de clémentines.

La clémentine est une variété de mandarine appréciée pour son absence de pépins et son épluchage facile. Elle est particulièrement cultivée dans le bassin méditerranéen. A partir d'un type de clémentine "commune'", on a recherché à étaler la période de production, d'une part, et à augmenter le calibre, d'autre part. Ceci a conduit à la sélection de nouveaux types de clémentine, appelés clones. Cependant, la clémentine, comme tous les agrumes, présente une morphologie et une physiologie qui varient en fonction des conditions pédoclimatiques. Aussi, selon les pays, ceci s'est traduit par la sélection des clones les mieux adaptés aux conditions particulières du pays. En Corse, le choix variétal actuel résulte de la sélection effectuée dans le type commun et de l'introduction de clones provenant d'Espagne et du Maroc.

Le clémentinier n'est connu que depuis le début du siècle et pourtant son origine reste une énigme. D'après certains auteurs, c'est le Révérend Père Clément (Vincent Rodier de son nom civil) qui l'aurait trouvé, vers 1900-1902, dans un semis de mandariniers à l'orphelinat de Misserghim, près d'Oran, en Algérie.
Pour d'autres, il serait issu d'un croisement dirigé, par le même Père Clément , entre le mandarinier Commun “ Citrus deliciosa Tenore ” et une variété ornementale de bigaradier “ Citrus aurantium L. ” appelée Granito.
D'après CHAPOT et WEBBER, il serait originaire du sud-est Asiatique (en Chine) et serait apparenté au mandarinier “Canton”.
Bien qu'il ait été nommé Citrus clementina par le botaniste japonais TANAKA, la plupart des auteurs le reconnaissent comme originaire d'Algérie et comme une variété originale de mandarine “ Citrus reticulata Blanco ”.





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Mardi 29 Avril 2008

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L'âne corse
U sumère 
En Grèce, le roi de Phrygie, l'illustre Midas, se retrouva paré d'oreilles d'âne, lui qui avait préféré les sons de la flûte de Pan à l'harmonie créée par Apollon sur sa cithare.

L'âne sait, lui, discerner les sons divins... Tel celui de Balaam, il peut aussi voir les anges et "entendre" leur langage. Avec le bœuf, il assiste à la naissance de l'Enfant Jésus. C'est lui qui sera le moyen de transport du "Fils de Dieu" sur la terre : en Egypte où il sera caché. A Jérusalem, où il mourra pour ressuciter, le jour de la fête des Rameaux, Jésus arrive dans la ville sainte sur le dos d'un animal qui "a des oreilles pour entendre". Longtemps, le fameux bonnet d'âne coiffa celui qui, justement, ne savait pas écouter. Il était posé non pour humilier, mais pour que celui qui le porte apprenne enfin à "entendre".

On pense que la domestication de l'animal a commencé au cours du IVe millénaire avant Jésus-Christ.

Plus de mille ans plus tard, l'âne a conquis une place importante dans la brillante civilisation de Mari, un royaume sumérien établi le long de l'Euphrate. Ânes de Sumer, de Babylone, ânes nubiens, égyptiens ou de jérusalem, c'est dans le vieux monde méditerranéen que les relations avec les hommes ont été établies. Puis des rives orientales de la Grande Mer, au rythme des convois et des caravanes commerciales, l'expansion de cet équidé bien singulier a gagné l'Europe entière.Des fouilles archéologiques ont montré que les premiers ânes de Corse correspondaient au type "Equus asinus africanus", une souche provenant d'Afrique et qui a longtemps été majoritaire au sein de la population asine insulaire. À la fois source de revenus, animal de bât et symbole, l'âne a toujours été omniprésent en Corse, mais l'île ne compte plus aujourd'hui qu'un millier de têtes.

Les ânes furent dans toutes les "Pieve", ou micro-régions insulaires, de braves compagnons de transhumance pour les bergers, de vaillants porteurs d'eau, des aides précieux pour les cultivateurs et les oléiculteurs.
D'une grande résistance et sachant se contenter, pour leurs besoins alimentaires, de ce qu'ils trouvent dans la nature, les ânes ont joué un grand rôle dans l'île.

Au XVIIe siècle, l'âne corse est gris, parfois noir, et mesure en moyenne 0,98 m au garrot, dès cette époque, les éleveurs ont cherché à augmenter son format en important des baudets italiens des Pouilles, de Sardaigne ou de France continentale.

Dans les années 30, on recense jusqu'à plus de 20 000 individus. De grands troupeaux paissent dans le Cortenais, la Castagniccia, le Fiumorbu. Jusqu'au début des années 1950 l'âne va faire les frais du developpement florissant du commerce de viande à destination des charcuteries italiennes ou niçoises.

Mais en en 1970, on ne compte plus que 3 000 bêtes. La Corse reste pourtant le second département français "asin", après la Manche et avant le Cantal.

Dans les années 1980, une estimation annonce seulement 1 800 individus. De nos jours la population actuelle compte près de 1 000 têtes, mais il semble que grace à l'action d'associations trés actives son avenir soit un peu plus serein.

La morphologie générale a changé et la taille moyenne au garrot est passée de 1,20 m à 1,30 m. Il y a de nombreux ânes noirs, mais le "petit gris" de Corse est toujours là...

Le pied sûr, l'âne peut transporter de lourdes charges sur des chemins pentus et délicats, c'est encore l'animal de bât par excellence.

Même aujourd'hui, il n'est pas rare de voir des hommes se déplacer sur le dos de leur âne.


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Lundi 28 Avril 2008

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L'angélique
 
L'Angélique archangélique est une plante qui jouissait autrefois d'une grande réputation car elle était considérée comme capable d'éloigner la peste ou de neutraliser les effets des venins. Cette Angélique est non seulement belle à regarder, mais aussi des plus agréables à sentir. Elle surpasse l'Angélica silvestri que l'on rencontre plus facilement mais qui n'a pas son merveilleux parfum.

C'est une grande plante bisannuelle de 1,30 à 2,50 m. Elle a une grosse tige très solide et ramifiée. Ses feuilles vertes sont plus claires sur le dessous et découpées en larges folioles dentées. Les fleurs sont jaunes tirant sur le vert et se présentent en ombelles composées de 25 à 30 rayons, velues sur le dessus. La racine pivotante est de couleur marron.

L'Angélique archangélique se consomme fraîche ou alors confite. La légende veut que ce soit l'archange Raphaël qui ait fait connaître cette plante aux humains.

Ses constituants sont les suivants : coumarine, tanin, glucides, cire, tanin, acides.

Les parties utilisées en aromathérapie et phytothérapie sont les graines et la racine.

On trouve l'Angélique archangélique en Corse et également en Europe du Nord. Elle se plaît dans les terrains limoneux, ensoleillés et jusqu'à une altitude de 3000 m.

Propriétés et utilisations de l’Angélique archangélique: Digestive, antiseptique, antispasmodique, apéritive, carminative, stimulante, stomachique, sudorifique, diurétique.

L'angélique est utilisée pour:
Aérophagie, maigreur, nervosité, ulcère, grippe, contusion, plaie, asthme, fatigue, migraine, douleurs musculaires, anémie.

Usage interne et externe.




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Salamandre de corse
 
La salamandre tachetée, est le plus gros urodèle de France, avec une vingtaine de centimètres. Le corps est massif, d'aspect boudiné, la queue relativement courte. Les adultes sont d'un noir luisant avec des taches jaunes ou orangées.

La salamandre corse, longtemps considérée comme une sous-espèce de la salamandre tachetée (Salamandra salamandra) du continent, est depuis peu passée au rang d’espèce à part entière. Hôte habituel des forêts feuillues humides de moyenne altitude mais présente également en forêt résineuse.

L'animal gîte dans une anfractuosité dans le sol ou sous une pierre ou un bois mort. Il sort plutôt la nuit surtout après la pluie à la recherche de vers, mollusques et myriapodes.

Durant l'hiver, sans connaître une léthargie profonde, jeunes et adultes mènent une vie ralentie en fonction de la température.

Le printemps correspond pour les salamandres à la période de ponte. Elles fréquentent ainsi les bords des ruisseaux et des flaques d'eau. L'automne correspond à la période de recherche des partenaires en vue de l'accouplement qui aura lieu entre septembre et mai selon les régions. Les salamandres sont ovovivipares. Les femelles déposent leurs larves dans les ruisselets forestiers ; celles-ci, au nombre de trente à quarante par femelle nagent immédiatement et sont pourvues de branchies externes. On les distingue des larves de tritons par la présence de tâches jaunes à la base des pattes. Extrêmement voraces, elles dévorent en quantité tubifex, chironomes et autres animalcules. Les jeunes larves sont souvent cannibales. C'est à 4-6 mois qu'elles quitteront le milieu aquatique pour devenir terrestres.

Les croyances populaires voulaient que la salamandre possède la faculté de traverser le feu sans se brûler. Une telle vertu la fait prendre comme emblème par François 1er. Elle est représentée à Chambord de plus de 300 façons différentes, avec la devise nustrico et extinguo - je m'en nourris et je l'éteins - (se rapportant au feu).Malheureusement la salamandre a aussi été largement massacrée en raison de l’ignorance de l’Homme qui voyait en elle le Mal. Toutes ces légendes sont bien entendu infondées et la salamandre doit être partout et toujours protégée.
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La bruyère
A conseiller en cas de troubles urinaires (infections du rein ou de la vessie, albuminurie, calculs), rhumatisme, goutte, ou encore acné. 
La bruyère est une plante buissonnante robuste, qui se développe surtout sur les sols siliceux et calcaires, de préférence en sous-bois ou sur les landes. Sa tige se présente en rameaux tortueux et durs. Ses feuilles, d'un vert soutenu et persistant, sont de petite taille et comme rétractées sur elles-mêmes. Quant à ses petites fleurs, aux teintes vieux rose ou violettes, elles s'épanouissent durant de longs mois en grappes dont les abeilles raffolent.

Propriétés curatives
La bruyère recèle de très nombreux principes actifs (tanins, acides fumarique, malique, citrique, éricinol, quercetine) qui lui confèrent des propriétés variées : antiseptique, sédative des voies urinaires, diurétique, anti-urique et antirhumatismale.

Ses indications
Cystite chronique (surtout chez les prostatiques), infections du rein ou de la vessie. Albuminurie ou de calculs de l'arbre urinaire. Rhumatisme, goutte. Acné.

En pratique
Uniquement les fleurs, à cueillir juste avant leur plein épanouissement, de juin à fin septembre :
En infusion, 20 g de fleurs pour 1 l d'eau. À maintenir en ébullition jusqu'à réduction d'un tiers. Filtrer. 2 à 3 tasses par jour.
En bains, en cas de rhumatismes : une décoction de 100 g de fleurs, à verser dans le bain.
En applications locales, 60 g de fleurs à laisser macérer 15 jours dans 250 g d'huile d'olive.

Exemples d'emploi
Pour apaiser des brûlures de miction ou diminuer de trop fréquentes envies d'uriner : fleurs de bruyère en décoction, 2 tasses par jour. À édulcorer avec du miel.
Pour traiter une peau acnéique : lotions locales chaque soir avec de l'huile de bruyère.


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Jeudi 24 Avril 2008

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Le châtaignier
L'arbre à pain 
Le châtaignier est un élément constitutif des paysages de l'ile en même temps qu’un facteur de vie. Une civilisation s’est bâtie, grâce à lui, donnant ses caractéristiques à l’âme Corse. Il est l’un des symboles de la végétation arbustive et constitue une des originalités de nos paysages.

Cet arbre fut aussi précieux que le blé pour la plupart des corses, leur fournissant à la fois le pain et la monnaie d’échange, tout en leur assurant un élevage rémunérateur.Il leur procura en outre un bois excellent, propre aux multiples usages: charpente, ébénisterie, industrie artisanale, piquets de clôture et manches d’outils, sans omettre le chauffage.

Plus encore, il offrit un abri sûr aux populations en révolte lors des périodes de trouble, mais aussi, il faut en convenir, une tentation pour le bandit en froid avec la justice.

Partout ou il a détrôné la forêt initiale de chênes, il a fait naître de nouvelles ressources, déterminé un habitat spécial, où le séchoir à châtaignes n’est pas la moindre des caractéristiques. Ainsi est né un milieu social particulier aux fortes densités où l’individu a un tempérament généreux et un esprit jovial. Il paraît logique de parler de civilisation du châtaignier.

La perte massive d’hommes durant les deux guerres mondiales et l’exode rural provoquent l’abandon des cultures. Les coupes de bois immodérées (pour l’industrie du tannin) et les dégradations sanitaires du patrimoine végétal dues à la maladie de l’Encre et du Chancre, auront raison de la châtaigneraie Corse.

Bien que le châtaignier soit présent dans toute la Corse, il caractérise une zone située entre 400m et 800m voir 1200 m d’altitude.

Les trois quarts de la châtaigneraie se trouvent dans le département de Haute Corse. Il occupe une superficie d’environ 30 000 Ha entre la Corse schisteuse et la Corse granitique, mais le verger productif n'est estimé qu'à environ 1500 - 2000 Ha.

Le châtaignier aime les sols pauvres en calcaire et se développe sur des sols acides, de ce fait il a trouvé sa zone de prédilection en Castagniccia.
On compte une quarantaine de variétés de châtaigne dans lesquelles on y distingue les fruits cloisonnés (châtaignes) des fruits non cloisonnés (marrons). Les variétés les plus significatives sont la Campanese, la Ghjentile, la Carpinaghja et la Tighjulana, pour la Castagniccia.

De leurs transformations, une large gamme de produits nous est offerte pour le plaisir des yeux et du palais. Douce et sucrée plus ou moins colorée, la farine de châtaignes est le produit phare. Ce produit original est très spécifique à la Corse.


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Mardi 22 Avril 2008

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Le gypaète
le casseur d'os 
Sa taille est comprise entre 1,10 m et 1,50 m, pour un poids de 5 à 7 kg. L’ envergure varie de 2,60 à 2,90 m chez les plus grands individus. Le gypaète est l'un des plus grands rapaces européens.
Le plumage du ventre et de la tête de l’adulte est blanc à l’origine et la coloration orangée est acquise par des bains dans des sources d’eau ou de boues ferrugineuses qui vont charger peu à peu le plumage en oxyde de fer et donner cette coloration caractéristique. En Corse les adultes ne sont pas – ou sont peu - colorés, probablement parce que ces sources sont rares dans les massifs non calcaires.
Comme les autres vautours, il exploite des cadavres d’animaux morts de manière naturelle ou accidentelle, en particulier ceux des ongulés sauvages et domestiques. Il est le dernier maillon de la chaîne alimentaire, se contentant des os, des pattes, des ligaments et de quelques restes carnés restés accrochés aux carcasses et délaissés par les autres.
Lorsque les os sont encore reliés les uns aux autres ou trop gros pour être avalés, le gypaète s’envole avec et laisse tomber l’ensemble de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de hauteur sur un éboulis rocheux. Ainsi brisés, les os peuvent alors être ingérés.
Le gypaète vit seulement dans des massifs montagneux reculés, derniers bastions où il s’est maintenu. Les seules constantes de son habitat sont un relief abrupt présentant des milieux ouverts avec des ongulés sauvages ou domestiques de taille moyenne, des zones rupestres pouvant abriter un vaste nid et des pierriers sur lesquels il pourra casser des os.
En Corse, on peut observer l'espèce en haute montagne où les mouflons sont théoriquement présents toute l’année. En hiver, les ongulés sauvages morts dans les avalanches constituent l’essentiel de la nourriture que trouveront les gypaètes de haute montagne, qui leur permettra d’élever leurs jeunes. On peut aussi observer l'espèce en moyenne montagne. Les densités d’ongulés sauvages non forestiers dans ce type de biotope sont généralement faibles et la présence du gypaète est liée au maintien du pastoralisme. Le gypaète affectionne particulièrement les grands massifs calcaires qui offrent de grandes cavités et de nombreuses grottes ou il peut construire son nid. Toutefois, il peut nicher sur des montagnes cristallines, comme en Corse, ou sur d’autres types de substrats.

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Couleuvre
 
Elle est présente un peu partout en Corse jusqu'à une altitude de 1 350 in (Col de Vizzavona, Mont d'Oro).
Fréquente les endroits chauds et secs, broussailleux des lisières des bois, des éboulis rocheux, des maquis, des bords de chemins.
Parfois aussi, se rencontre dans des lieux plus humides : prairies, bords de rivières.
Elle chasse ses proies à vue. Son régime se compose de petits Mammifères.
Bonne grimpeuse, se perche souvent sur de petits arbustes pour se chauffer au soleil.
Facilement irritable, mord avec autant de hargne ses ennemis que ses congénères, quel que soit le sexe : l'avant du corps dressé haut au-dessus du sol, fait face à son adversaire et, sans attendre qu'il ait fait un mouvement agressif, lance sa tête en avant, gueule ouverte.
Sa période de plus grande activité se situe de mai à août ; elle se retire dès le mois de septembre ou en octobre dans une souche pourrie ou dans un trou dans le sol pour hiverner.
Serpent aglyphe pouvant cependant infliger à l'Homme des morsures douloureuses et fréquentes en raison de son caractère très agressif.




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