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Le cédrat
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La Corse est une terre d'agrumes. Le citron et l'orange sont à portée de main dans tous les vergers. Dans la grande famille des Citrus, il en est un qui se fait plus rare et qui détient pourtant le statut de mascotte insulaire: le cédrat.
Originaire du sud-est de l'Asie, le fruit est arrivé sur l'île au Ier siècle. Le cédrat fut une source de richesse considérable pour la Corse. De tous les agrumes, c'est le premier à avoir débarqué sur l'île. Déjà implanté en Grèce depuis le IIIe siècle avant Jésus-Christ, ce fruit originaire du sud-est de l'Asie est arrivé sur l'île dans les cales des navigateurs grecs et romains au Ier siècle après Jésus-Christ. A moins que ce ne soit avec les Génois, beaucoup plus tard.
Au XIXe siècle, à l'heure où le cédrat confit était un produit de luxe dont on raffolait dans toute l'Europe, l'Italie était l'un des seuls pays à le cultiver, mais une maladie a décimé les plantations. C'est ainsi que les Cap-Corsins ont pris le relais avec succès.
A son âge d'or, le cédrat de Corse, variété issue d'une mystérieuse mutation botanique, devint mondialement réputé pour la douceur de sa pulpe et la finesse de ses arômes. Les Italiens et les Français le confisaient et utilisaient son huile essentielle en parfumerie.
Avec 45 000 tonnes par an, la Corse fut le premier producteur mondial de cédrats, jusqu'à ce qu' une poignée de Cap-Corsins emportent avec eux, au début du XXème siècle, à Porto Rico quelques greffons de cédratiers. Nul hasard, donc, si cette île des Antilles est aujourd'hui l'un des premiers producteurs mondiaux.
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