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la pipe de bruyère
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En castagniccia on confectionne encore des pipes, des couverts, des coupelles... en bruyère et différents autres bois qui sont ramassé dans les environs.
Si l'on trouvait autrefois des forgerons dans chaque piève, on n'y trouvait pas aussi aisément des vanniers, des boisseliers, des fabricants de bâts ou de pipes. C’était là des activités artisanales où excellaient les habitants de la Castagniccia, la région la plus surpeuplée de la Corse, toujours à la recherche de ressources d'appoint. Ils allaient vendre leurs productions, de village en village et aussi dans les foires qui étaient pour le villageois l'occasion de faire les achats de l'année: tissus et étoffes, souliers, instruments de ménage, médicaments.
La bruyère mâle fournissait principalement le bois des ébauches de pipe. C'est au milieu du XIXème siècle qu'on a utilisé la bruyère pour en faire des pipes : on utilisait avant diverses essences, mais la bruyère a un atout majeur : sa résistance au feu.
On ne taille pas les ébauchons dans la racine de la bruyère, parce que ça n'aurait aucun intérêt, mais dans une excroissance, entre la racine et le tronc, appelée broussin. Et c'est là que les difficultés commencent.
Pour que le broussin atteigne une belle taille, il faut attendre une quarantaine d'années. Pour le récupérer, il faut d'abord repérer une belle bruyère, couper le tronc, la déraciner et c'est un sacré travail. Il faut aussi veiller à ce que le broussin reste humide jusqu'à l'arrivée chez le pipier, on ne se contente donc pas du pied, mais aussi de la terre qui l'entoure.
Ces morceaux sont entassés par l'artisant dans un endroit humide : s'ils venaient à sécher, ils se fendraient, et ne seraient dès lors plus utilisables. On les arrose donc tous les jours.
On ne découpe pas le broussin n'importe comment : il faut tenir compte de ce que la bruyère peut donner et de ce que le pipier demande. Une fois taillés en bloc, ou ébauchons, on les laisse tremper dans de l'eau bouillante pendant douze heures, ils vont ainsi évacuer tous les jus, tanins, etc... dont il faut les débarrasser. Une fois nos ébauchons propres, on les relègue encore une fois dans un endroit humide. Ils vont, dans les trois semaines, se couvrir d'une légère couche de moisissure. Et le pipier, va retourner régulièrement ses ébauchons, pendant six à huit mois.
Ils vont donc exhaler leur humidité, et pendant ce processus de séchage, très lent, perdre un tiers de leur poids ou plus. Certains ébauchons ne tiendront pas la route, ils se fendront malgré tout.
Enfin, le pipier peut laisser libre cours à son sens artistique et sculpter des oeuvres d'une rare finesse.
(photo: le travail de M Denis Moracchini,au hameau de Vale d’Orezza)
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a castagniccia fubbe prima 1914 a regione d'europa a piu populata oghje un ferma piu che dui abitanti a u chilometru quadratu quant'a u saara no soladimente he smarita a ghjente ma s'he persu un tamantu sapè una manera d'esse e di campa unica bon viaghu a stu blogu iviu (27/04/08 09:31) |
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