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L'UNILINGUISME
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Il y a plusieurs raisons de reconnaître et d'encourager le multilinguisme en France :
L'unilinguisme officiel est un phénomène récent dans la République. Une enquête faite par l'abbé Grégoire pour la Constituante en 1791 révélait que plus de 80% des Français ne parlaient pas la langue de Molière. Une enquête semblable faite par le régime de Pétain en 1941 révélait que le Français n'était pas la langue maternelle de la moitié des Français de l'époque. Ce sont l'instruction primaire et le service militaire obligatoires, joints à une répression féroce des langues régionales (voir le merveilleux ouvrage Parler croquant et sa description saissante de la répression linguistique en Bretagne : "Il est défendu de cracher par terre et de parler Breton"), qui ont fait du Français la langue quasi-unique de la République.
L'unilinguisme officiel est un facteur d'appauvrissement intellectuel considérable. D'une part, les jeunes Français sont médicores en langues étrangères, alors qu'il est avéré que le multilinguisme est un facteur essentiel de promotion économique et sociale, et que l'unilinguisme ne constitue pas un obstacle à l'appauvrissement des compétences langagières. Les langues régionales sont une source extraordinaire de vocabulaire et de notions pour faire évoluer le Français, alors que l'Académie trouve parfaitement normaux les apports au français du latin, des langues nordiques, de l'allemand, du portuguais, de l'espagnol, et même de l'arabe au sein de notre langue depuis la conquête des Gaules! Plus de 50% du vocabulaire juridique anglais vient du français, sans que les anglo-saxons ne s'en offusquent le moins du monde!
La Francophonie est constituée d'États majoritairement multilingues dans les faits sinon même en droit : Belgique, Suisse, Canada, Cameroun, les Congos, etc. La France ne peut y exercer un magistère en se cramponnant à une vision dépassée et même dangereuse de son identité.
Certains sont contre les langues régionales comme ils sont contre l'Europe, or notre avenir est inscrit dans la réalité du fonctionnement actuel de tous les pays européens avec de larges décentralisations/autonomies plus ou moins fédéralisées, notre avenir est dans les euro-régions et donc dans le renouveau des langues régionales qui sont toutes périphériques de l'état français avec une capacité de pont culturel et linguistique avec l'état voisin (flamand avec la Belgique et les Pays-bas, alsacien avec l'Allemagne, occitan avec la Catalogne du sud "espagnole",corse avec l'Italie, breton avec la Grande Bretagne et enfin basque du nord "d'Iparralde" avec le pays basque du sud des Pyrénées.
D'autres encore mettent toujours en avant la France laique, ce qui est faux, qui entretient les cathedrales? : l'etat français, qui entretient nos églises ? les communes,qui paie les pretres en Alsaces? encore l'etat,ou est la laicité dans tout cela?
On nous dit que la langue officielle inscrite dans la constitution est le français, et que inscrire les langues regionales serait un danger pour notre republique, alors qu'elles sont une richesse pour le patrimoine de l'humanité. Meme la langue des signes,utilisés par les mal entendants n'est pas reconnue,sous pretexte que seul le français a droit de cité, quelle ânerie,quand un texte devient à ce point obsolete et ridicule il faut le supprimer.
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tout à fait d'accord ma grand-mère née en 1896 nous disait quand elle allait en primaire qu'on ne voulait pas qu'elle parle en patois auvergnat elle et d'autres petits,déjà à l'époque! en attendand le patois ne se parle plus il n'y a plus d'anciens pour le transmettre! maryse (20/06/08 18:34) |
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