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Mercredi 14 Mai 2008



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Antoine Guérini
The corsican connection 
Antoine Guérini (1902-1967) était, avec son frère Mémé, l'un des plus puissant gangster de France (voir d'Europe) dans les années 1940 et jusqu'au au milieu des années 1960. Spécialisé dans la prostitution, le clan Guérini cultiva longtemps des liens étroits avec le parti socialiste marseillais et certaines personnalités du show-biz, avant d'entamer son déclin dans les années 60 à cause de la volonté d'Antoine d'investir dans le monde des jeux.

L'Ascension d'un Jeune Corse
Originaires du village de Calenzana, en Corse, aîné d'une famille pauvre de huit enfants (six garçons et deux filles), Antoine Guérini est né en 1902. En 1923 il débarque sur le continent pour y effectuer son service militaire, puis part l'année suivante s'installer à Nice où le dénommé Jacques Costa lui trouve une place de serveur dans un bar du Milieu. "Mémé" Guérini, son frère cadet, le rejoindra peu après. Conseillé par le mentor de Mémé, Titi Colonna, Antoine se met à "maquer" une fille qu'il fait travailler à Marseille. En parallèle il travaille comme gros bras dans le quartier du Panier pour le compte du parti socialiste. Il se démarque notammant des gangsters marseillais par son mutisme et sa froideur, est connu pour être un homme droit, et sa violence imprévisible fait de lui un homme craint. Il assoie sa réputation lorsqu'avec ses amis il écarte une bande de proxénètes arabes que personne n'osait affronter.

En 1928, le jeune corse a déja une dizaine de prostituées qui travaillent pour lui. Cette même année il achète le bar des Colonnies et s'associe avec son frère Mémé. Une association qui durera 40 ans. À partir de 1930, les frères se mettent à fournir des hommes au parti socialiste, pour assurer la bonne marche de la campagne. De l'autre côté, la droite se fournit chez Carbone et Spirito, le duo de truands le plus puissant de la ville. Les affrontements directs sont rares, mais pas inexistants, comme en 1935 lorsque des hommes de Paul Carbone tirent à vue sur Antoine et ses amis après une réunion électorale.

Au printemps 1936, les frères achètent le bar de l'Étoile, et en font un établissement de luxe où se presse tout le gratin de la police, de la politique et des affaires lors de l'inauguration tandis que les autres frères et soeurs (François, Pascal, Pierre, Lucien, Toussainte et Restitude) débarquent à Marseille pour s'occuper des établissements des deux aînés. En 1937 plusieurs maisons closes deviennent la propriété de la fratrie (à Toulouse, Alger et Marseille), avant d'hériter d'un ami, tenancier de plusieurs établissements dans le sud de la France. Antoine Guérini prend du poids et assoie sa place de "leader du proxénétisme" sur Marseille suite à une entrevue avec Carbone et Spirito, les patrons de la ville. À la veille de la guerre, les frères de Calenzana sont donc à la tête d'un petit empire de la prostitution.

L'Occupation
Sous l'occupation, les Guérini optent pour la Résistance (au contraire de leurs rivaux Carbone et Spirito qui prennent part à la collaboration). Pascal Guérini organise une filière pour faire fuir les clandestins vers la Corse et l'Afrique du Nord tandis que Mémé s'engage franchement dans les combats. Antoine, pour sa part, vient de temps à autres en aide à des résistants ou des juifs en fuite, qu'il cache dans les caves de ses établissements. Mais le truand corse garde le sens des affaires avant tout et n'hésite pas à faire du commerce avec l'occupant, notammant un assez important trafic de bons d'essence.

Au printemps 1942, les frères Guérini auraient réunit une partie des caïds et des chefs résistants de Marseille afin de trouver des moyens de faire fuir l'occupant nazi de certains quartiers de la ville où il est gênant. Au total, se seront près de trois cents durs qui prendront le maquis. Du 8 mai à la fin juillet 1942, quarante-huit attentats frapperont les forces d'Occupation. Celles-ci plient d'abord, puis passent à l'action en février 1943 : du 1e au 17, tout le quartier du Vieux-Port est détruit, se transformant en un gigantesque amas de ruines.
Le 16 décembre 1943, Paul Carbone meurt dans un accident de train ; et à la Libération, François Spirito s'enfuit à l'étranger pour ne pas subir l'épuration. Les Guérini ont le champ libre.


Les Guérini au Pouvoir
À la libération Antoine et ses frères se mettent à racheter les affaires d'anciens truands collabos morts ou en fuite. Du fait de leur puissance financière et "militaire" on leur oppose peu de résistance. Bars, boîtes, hôtels et cabarets de Paris ou Marseille tombent dans leur escarcelle. Une quinzaine d'établissements hauts en couleur au total. À cette époque Antoine fait aussi la connaissance de l'ex-commissaire Robert Blémant, un policier véreux proche du Milieu, avec qui il débute une association qui lui permettera de mettre la main sur les plus belles "maisons" du sud de la France.

En octobre 1947 le protégé et l'ami des frères, Gaston Deferre, qui s'est lié à Mémé pendant la Résistance, est élu maire de Marseille. Le clan est alors envoyé au sommet, bénéficiant de solides appuis politiques et d'une impunité des plus utile, n'oubliant pas de rendre des services en retour. Comme en ce 12 novembre 47 où Antoine et son frère Mémé, épaulés par Antoine Sinibaldi, auraient fait feu sur des militants communistes qui avaient commencer à saccager le quartier de l'Opéra. Bilan : un mort du côté des émeutiers et un non-lieu pour les gangsters.

Au début des années 50, le clan Guérini est devenu l'un des plus puissant d'Europe et sans doute le plus important qu'ait jamais connu le Milieu français. Antoine se lance dans la contrebande de cigarettes (avec Mémé, le caïd marseillais Jo Renucci et surtout Lucky Luciano) et dans le trafic international d'héroïne, la fameuse French Connection, La CIA fait appel à ses services pour briser l'action des communistes dans les docks, et certains lui prêtent même le rôle de commenditaire dans l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

La Chute
À la fin des années 50, Antoine Guérini décide de se lancer dans le secteur des jeux parisiens. Conseillé par Robert Blémant en 1960 dans une affaire d'une ampleur importante, il y perdra avec ses associés des sommes colossales (une histoire qui sera à l'origine de la "guerre des jeux" entre Marcel Francisci et Jean-Baptiste Andréani). En 1965, après de vifs débats au sein du clan, Antoine Guérini décide de faire abattre Robert Blémant qu'il accuse d'avoir organisé cet échec financier. C'est le début de la fin pour le clan. L'ensemble du Milieu désapprouve cette action et les appuis politiques des frères commencent à les lâcher. Les Guérini sont définitivement mis sur la touche et l'engrenage de la violence va les toucher de plein fouet.

Les deux assassins de Blémant, dont Paul Mondolini le fils naturel de Mémé, seront assassinés en 1966 et 1969, ainsi que leur complice qui conduisait la voiture lors du meurtre.

Le 23 juin 1967, Antoine Guérini va faire le plein de sa mercedes à Marseille, accompagné de son fils. Soudain, deux hommes casqués surgissent sur une grosse cylindrée rouge. L'un d'eux saute à la volée, s'approche de la voiture et tire quatre coups sur le pare-brise côté passager. Il passe la main à travers la portière dont la vitre est baissé et tire encore. Onze balles de 11.43 ont traversé le coeur du seigneur de la pègre. Les auteurs de cet assassinat ne sont pas obligatoirement des vengeurs de Blémant. La rumeur désignent Tany Zampa, la figure montante du Milieu marseillais, comme étant le commanditaire et Jacky le Mat l'exécutant.

La même année, Barthélemy Guérini (Mémé), François Guérini et Pascal Guérini sont arrêtés pour le meurtre d'un cambrioleur qui s'était attaqué à la villa d'Antoine pendant son enterrement. François meurt en prison peu de temps après et Mémé est condamné à vingt ans de prison, bien qu'il n'ait cessé de clamer son innocence, et Pascal à quinze ans. Il mourra d'un cancer en 1982, dans une clinique de Montpellier.
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Angelo Mariani
 
Angelo Mariani (né le 17 décembre 1838 à Pero-Casevecchie en Corse - mort le 1er avril 1914) était un chimiste français.


Inventeur d'une boisson tonique
Alors préparateur de pharmacie, Angelo Mariani développa en 1863 une boisson tonique, réalisée à partir de vin de Bordeaux et d'extrait de feuilles de coca, commercialisée à l'époque sous le nom de vin Mariani. Ce fut un succès énorme qui lui valut la célébrité dans toute l'Europe. Le Pape Léon XIII en signe de son approbation officielle lui décerna une médaille spéciale.


Il sut confier la publicité aux plus grandes célébrités, notamment littéraires :

« J'ai à vous adresser mille remerciements, cher Monsieur Mariani, pour ce vin de jeunesse qui fait de la vie, conserve la force à ceux qui la dépensent et la rend à ceux qui ne l'ont plus. »
— Émile Zola, 1895

« Cher Monsieur, J'ai reçu un tel secours de votre vin au moment de mes dernières couches que je vous conjure de m'en faire envoyer d'urgence une nouvelle caisse. »
— Léon Bloy, 1898

« Le témoignage des hommes serait bien trompeur si le vin Mariani ne faisait pas des merveilles. Je crois qu'il en fera en ma faveur s'il m'arrive jamais d'en avoir besoin. »
— Louis Duchesne

Drogue légale, elle contenait entre 6 à 7 mg de cocaïne dans une bouteille. En France, la version cocaïnisée du vin Mariani fut autorisée jusqu'en 1910.

Mariani mourut en 1914. Il se trouve enterré au Cimetière du Père-Lachaise.

Les héritiers de Mariani supprimèrent le vin dans les années 1930. Il créèrent une nouvelle boisson appelée Tonique Mariani qui resta en vente dans les pharmacies jusqu'en 1963.


Précurseur du Coca-Cola
Cette boisson aurait inspiré la création en 1885 du docteur Pemberton (Atlanta, États-Unis), le French Wine Coca ancêtre du Coca-Cola qu'on connaît aujourd'hui sans alcool (à cause de la prohibition de 1886 dans l'État de Géorgie) et sans cocaïne (depuis 1906).

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Joseph Fesch
 
Le cardinal Joseph Fesch était un homme d'Église français, archevêque de Lyon de 1802 à 1836.

Né à Ajaccio le 3 janvier 1763, il est mort à Rome le 13 mai 1839. Il était le fils de François Fesch, officier suisse au service de Gênes, et de Angèle-Marie Pietra-Santa (Veuve de Jean-Jérome Ramolino dont elle eue une fille, Lætitia Bonaparte, la mère de l'Empereur, ce qui fait donc de Joseph Fesch l'oncle de Napoléon Bonaparte).


Dans les Ordres
Après des études à Ajaccio, il obtient grâce à l'archidiacre Lucien Bonaparte, une bourse pour rentrer au Séminaireau d'Aix-en-Provence de 1781 à 1786 il entre ainsi dans les ordres. Au moment où éclata la Révolution, il était archidiacre et prévôt du chapitre d'Ajaccio. Sous la Terreur, Joseph Fesch, ayant abandonné l'habit, doit trouver des revenus. Il devient d'abord garde-magasin d'une division de l'armée des Alpes avant de se voir confier par son neveu Napoléon Bonaparte la charge, en 1795 de commis aux marchés de fournitures pour l'armée d'Italie.


Un ecclésiastique distingué
Durant cette campagne, il commence une collection de tableaux, appelée à devenir l'une des plus riches de France. En 1800 il réintègre l'Eglise, et en 1802, son neveu Napoléon lui constitue un diocèse sur mesure, réunissant les départements du Rhône, de la Loire et de l'Ain, et siègeant à Lyon. Il devint alors archevêque de Lyon et primat des Gaules à la tête de l'église en France. Il appelle alors Gaspard-André Jauffret comme vicaire général.


Joseph Fesch devient le premier Cardinal de l'Eglise restaurée. Bonaparte est personnellement intervenu en sa faveur, écrivant au pape : L'archevêque de Lyon est un ecclésiastique distingué par la sévérité de sa morale et l'attachement particulier que je lui porte, étant mon proche parent. Pour obtenir la reconnaissance de L'Empire par le pape, Napoléon alors Premier Consul envoie alors son oncle comme ambassadeur à la cour de Rome, où il le charge de négocier la venue de Pie VII à Paris pour le sacre. La veille de la cérémonie,quand Joséphine avoue au pape qu'elle et Bonaparte ne sont par unis religieusement, c'est encore le cardinal Fesch qui est chargé de donner aux époux une discrète bénédiction nuptiale. En 1805, élevé aux dignités de grand aumônier de l'Empire, de comte et de sénateur, ses relations avec son neveu paraissent bonne. Elles vont se détériorer lors de la crise entre la France et le Saint-Siège. Le cardinal restant fidèle au pape, se trouve dans une situation difficile face à Napolèon, qu'il s'efforce de modérer. En 1806, celui ci le rappelle de son ambassade à Rome, le soupçonnant de tarder volontairement à obtenir l'adhésion du pape à la guerre contre l'Autriche.

L'enlèvement de Pie VII choque profondément Joseph Fesch, mais il n'ose protester ouvertement auprès de Napoléon, qui le contraint par ailleurs à accepter l'annulation de son premier mariage.


Fidèle aux Bonaparte
Les rapports devenus de plus en plus tendus entre Napoléon et son oncle, la lettre que fait parvenir le cardinal Fesch en 1810 au pape lors de son transfert de Savone à Fontainebleau signe leur rupture.

L'empereur lui retire alors la charge de grand aumônier, le privant d'une partie de ses revenus et l'assigne à résidence dans son diocèse de Lyon où il y restera jusqu'en 1814.

Pourtant, Fesch, n'a cessé d'être loyal envers Napoléon. Après l'abdication de l'Empereur et Waterloo, il alla vivre à Rome où il est accueilli par Pie VII, sa maison servant de point de rencontre aux Bonapartes en exil. Il passa ses derniers jours dans l'étude des lettres et des arts, sans vouloir jamais consentir à se démettre de son archevêché.

En 1822, le pape Pie VII redimensionna le diocèse de Lyon au niveau du département.

Fesch avait formé une riche collection de tableaux : il en a légué 1200 à la ville d'Ajaccio.

La descendance du Cardinal Joseph Fesch : Jacques Fesch en cours de béatification par le Cardinal Lustiger.
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Vincent de Moro Giafferi
 
Parlementaire français
Naissance 10 juillet 1878
Décès 15 février 1956
Mandat Député 1919-1928
puis 1946-1956
Circonscription Seine
puis Corse
Groupe parlementaire PRS (1919-1928)
RRRS (1946-1956)
IIIème République-IVème République


D'origine corse (Bastia), Vincent de Moro-Giafferi est reconnu comme l'un des grands avocats nationaux.

Il a entre autres défendu Landru, Dieudonné de la bande à Bonnot en 1913, ainsi qu'Eugène Weidmann et le militant communiste bulgare Georgi Mikhailov Dimitrov, l'un des auteurs prétendus de l'incendie du Reichstag de Berlin dans la nuit du 27 au 28 février 1933, s'en prenant directement au maréchal Hermann Goering qui tentera de le faire arrêter par la Gestapo au début de la Seconde Guerre mondiale.
Il défendra en 1939 / 1940 Herschel Grynszpan pour avoir assassiné Ernst vom Rath un conseiller de l'ambassade d'Allemagne le 7 novembre 1938 .


Carrière parlementaire
Il fut député de la Corse sous la Troisième République pour le Parti républicain-socialiste (1919-1928), puis de Paris sous la Quatrième République, cette fois-ci sous l'étiquette du RGR (1946-1956).


Citations:

L’avocat général exige une condamnation à mort afin, dit-il, de calmer l’opinion publique indignée.
L’opinion publique? s’écria Moro. Chassez-la, cette intruse, cette prostituée qui tire le juge par la manche! C’est elle qui, au pied du Golgotha, tendait les clous aux bourreaux, c’est elle qui applaudissait aux massacres de septembre et, un siècle plus tard, crevait du bout de son ombrelle les yeux des communards blessés….




Alors, GOERING ! Alors, prends garde à toi ! Je veux te répéter à la face du monde ce que j’ai déjà dit : l’assassin, l’incendiaire, l’auteur du crime du Reichstag, GOERING, c’est toi !



La Corse vit en autarcie : elle exporte des fonctionnaires et elle importe des retraités.

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